Le
gaspillage (Muda) est omniprésent dans l'IT, mais il est souvent invisible car il ne s'agit pas de stocks physiques de pièces, mais de "stocks numériques". Le livre identifie 8 types de gaspillages spécifiques à traquer :
Work-in-Progress (WIP) / Stocks : c'est le fléau n°1. Tickets ouverts non résolus, projets commencés mais en pause, emails non lus dans la boîte de réception. Le WIP cache les inefficacités, allonge les délais de livraison et augmente le stress des équipes.
Attentes : temps perdu à attendre une réponse d'un autre département (silos), attendre la fin d'un scan serveur, ou attendre une approbation budgétaire pour un projet déjà validé techniquement.
Défauts : bugs logiciels, déploiements ratés nécessitant un "rollback", tickets réouverts car mal qualifiés ou mal résolus du premier coup.
Sur-traitements (overprocessing) : ajouter des fonctionnalités que le client n'a pas demandées ou des procédures de validation excessivement lourdes pour des risques faibles...
Mouvements : devoir chercher une information dispersée dans trois wikis différents, ou marcher physiquement pour trouver un collègue parce que l'information n'est pas disponible en ligne.
Transports : escalades inutiles de tickets entre les niveaux 1, 2 et 3. Chaque fois qu'un ticket change de main sans être résolu, c'est du transport sans valeur ajoutée.
Surproduction : imprimer des rapports que personne ne lit, générer des logs inutiles qui saturent le stockage, ou développer du code qui ne sera jamais mis en production.
Potentiel humain (le 8ème gaspillage) : utiliser des ingénieurs hautement qualifiés pour des tâches administratives répétitives (comme la réinitialisation de mots de passe), menant au burnout et à la démotivation, tout en privant l'entreprise de leur créativité.